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Pour un Juvisy solidaire

Dès septembre 2015, 80 Juvisiens se sont constitués en un « collectif » pour l’accueil des réfugiés.

Quelques jours avant, il y avait eu le corps du petit Aylan échoué sur une plage turque. Le 23 octobre arrivaient, dans notre ville, une douzaine de demandeurs d’asiles. Evacués d’un lycée parisien, ils étaient hébergés sur le plateau, à la résidence Juliet Thomas réquisitionnée. Ils y sont restés 3 mois. Nous sommes allés à leur rencontre et avons proposé des cours de français, des sorties, des vêtements… Le 22 septembre, lors du Conseil Municipal, nos élus se sont également engagés, sous certaines conditions, à soutenir des initiatives en faveurs des réfugiés.

4 réfugiés syriens kurdes

Le 11 novembre 2015, arrivant par le TGV de Lille 4 kurdes syriens dont 2 mineurs ont par hasard débarqué en gare de Juvisy. Ils croyaient être à Paris ! Pour des raisons administratives incompréhensibles, la Préfecture, le Conseil Départemental ont refusé de prendre en charge le garçon de 13 ans et sa tante de 16 ans pourtant enceinte.

Pendant 7 mois, 2 familles juvisiennes du collectif se sont donc relayées pour héberger chez elles ce groupe familial. Le weekend, ces demandeurs d’asile étaient reçus par des compatriotes réfugiés. Depuis mi-juin 2016, ils habitent un appartement que l’association loue à leur intention à Athis. Nous nous sommes démenés pour trouver un toit mais avant d’accoucher d’une petite Berevane, le couple en avait un pour lui et la famille.

Nos actions

Scolarisation des mineurs, alphabétisation des adultes, découverte au plus près des manières de vivre et de penser des français, etc. Côté intégration de grands progrès ont été réalisés, côté administratif, un des majeurs a déjà obtenu le statut de réfugié mais la situation des mineurs n’est pas encore définie. Il faut tout de même souligner que depuis le 11 novembre, date de leur arrivée sur notre sol, ces 2 mineurs demandeurs d’asile, n’ont reçu aucune aide financière de l’administration française. Pas un sou pour prendre le bus, payer l’assurance scolaire, ou un crayon.

Notre association a été officiellement reconnue le 7 mai 2016. Les démarches sont en cours pour qu’elle puisse faire bénéficier ses donateurs d’une réduction d’impôt de 66 %. En attendant nous vous remercions de libeller vos chèques à l’ordre du Secours Populaire Français et de les envoyer à notre adresse :

Association AJAR, Hôtel de Ville, 6 rue Piver, 91260

JUVISY-SUR -ORGE.

Le SPF met à disposition l’intégralité de la somme et vous adresse un reçu fiscal à joindre à votre déclaration d’impôts pour profiter d’ores et déjà de la réduction mentionnée.

Outre les dons d’argent, il y a beaucoup d’autres manières de contribuer à l’accueil des réfugiés, en particulier de les accompagner pour les démarches administratives. Pour choisir celles qui vous intéressent, remplissez le questionnaire mis à votre disposition.

Si vous désirez adhérer à l’association remplissez le bulletin au verso de cette feuille

Votre participation et votre soutien nous sont indispensables

Notre association

Créée en janvier 2016 pour prendre la relève du collectif pour des raisons juridiques, notre « Association Juvisienne pour l’Accueil des demandeurs d’Asile et des Réfugiés » s’efforce de leur venir en aide. Bien sûr il y a les obstacles de la langue et les différences culturelles. Sans oublier les lenteurs pour ne pas dire les labyrinthes souvent inextricables de nos administrations françaises.

Il y a aussi parfois les interrogations si ce ne sont pas les reproches de nos voisins ou amis : est-ce bien réaliste ce que vous faites ?

Mais il y a aussi ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont fui la mort -en Syrie plus de la moitié des habitants ont dû quitter leur maison- et l’envie de vivre de ceux que nous accueillons qui nourrit notre énergie.

Il y a quelques semaines, une autre jeune femme kurde, celle-là est turque, a atterri à Juvisy. Elle est seule, de même qu’un jeune camerounais que nous nous efforçons également d’aider.



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RAPPEL

L’Association Juvisienne pour l’Accueil des  Réfugiés et demandeurs  d’Asile (AJAR) a été fondée le 15 février 2016. Elle a consacré et consacre l’essentiel de ses efforts à l’accueil d’un groupe familial de 4 Kurdes syriens arrivés à Juvisy le 11 novembre 2015. Depuis cette date,  deux familles  membres  de l’association les accueillent, à tour de rôle (une semaine sur deux) à leur domicile.

Côté intégration de grands pas ont été  accomplis.

L’administration française  n’a pas  prévu de  cases  pour enregistrer et aider les  deux mineurs qui font partie du groupe. Un garçon de 14 ans et une fille de  16 ans, enceinte. La Préfecture et le Conseil Départemental se renvoient la  balle : officiellement, on ne sait toujours pas si nos amis  sont ou non des  mineurs étrangers isolés. Moyennent quoi, 6 mois  après leur arrivée en France,  ils  n’ont reçu aucune offre de logement,  ils n’ont pas la CMU, ni un quelconque moyen de subsistance.

Comment est–ce possible ? Qu’avons-nous fait pour que les  droits de ces mineurs soient respectés ? Pourquoi le faisons-nous ? Comment l’administration les traite eux et en général tous les demandeurs d’asile, voilà ce que vous  trouverez ici.
Pour les informations concernant la  situation en Syrie, le statut ou le nombre de réfugiés, la politique du gouvernement français  en matière de droit d’asile, de nombreux  sites sont disponibles : notamment ceux du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), de la Cimade, du Gisti, de France Terre d’Asile, d’Infomie (pour les mineurs étrangers) ... etc

 

Pour nous  contacter allez à la rubrique "contact"


Pour nous aider financièrement allez à la rubrique "Que voulez-vous faire ?"  

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Pourquoi accueillir des réfugiés ? >>> Haut de page

N’avez-vous pas assez de chômeurs et de sans logis ici même qu’il vous faille aller en chercher en Afrique ou au Moyen Orient ? Rien qu’à Paris  (chiffre INSEE), il y a plus de 30.0OO SDF. Leur nombre a presque doublé en 10 ans.


Ces gens-là ne s’intégreront jamais. Ils sont trop différents de nous.  Leur conception du rôle de la religion n’est pas la même que la nôtre. Ils ne savent pas ce que  c’est une vraie démocratie.  On en a déjà laissé entrer beaucoup trop et regardez le résultat. C’est une invasion. Moi je ne  veux pas qu’après demain ma fille soit obligée de porter le niqab.


Bien sûr,  à titre  individuel, on peut être touché. Mais il ne faut pas être naïf. Avec un peu de recul et de jugeote, on voit bien qu’on ne peut faciliter, dans notre pays, le recul de nos modes de vie à nous. Ni affaiblir notre  civilisation. Qui ne voit, en réfléchissant un peu, que notre sensibilité d’aujourd’hui ne fait que préparer la guerre  civile pour demain ?


D’ailleurs dans ces  colonnes de soit disant réfugiés, il y a des terroristes. Et à Cologne, vous avez vu, la nuit de la Saint Sylvestre,  des centaines de femmes se sont faites agresser par des immigrés pour ne pas dire des arabes. Une fois qu’ils ne sont plus encadrés par leurs imams et leurs dictateurs, leurs pulsions  les plus  élémentaires se déchainent. Ils ne sont pas faits pour vivre chez  nous.


Bien sûr dans le passé, en France, on en a reçu des immigrés. Beaucoup. On dit qu’au moins un Français sur quatre à un grand parent étranger. Mais ces  Italiens, ces Polonais, ces Espagnols, ils nous ressemblaient, nous avions la même religion et le même alphabet.  Et en ce temps-là, nous avions besoin de main d’œuvre, il  n’y avait pas de chômage.


Les Français qui, à des degrés divers, partagent ces manières de voir sont de plus en plus nombreux. Nous en rencontrons au marché, au bureau et dans nos familles. Et nous-mêmes, membres de l’AJAR, il nous arrive de partager l’un ou l’autre ces points de vue.


Mais nous pensons que l’immigration est aussi une chance et que si nous le voulons, nous pouvons relever le défi.


Michel Rocard disait que la France ne peut accueillir toute la misère du monde mais qu’elle doit en assumer sa part. Le pape refuse de voir la méditerranée devenir un tombeau et l'Europe abandonner son idéal. Enfin, Nicolas Hulot a publié dans Le Monde du 30 avril 2016 un article qui mérite d’être lu : cf. l'article du Monde


La France a signé des conventions internationales qui l’obligent à offrir un refuge à ceux qui ont  été contraints de quitter leur pays, à cause de leur religion, race, orientation sexuelle ou  opinions politiques, et aussi à cause de  la guerre. Ne pas le faire, c’est dans certains cas extrêmes, un refus d’assistance à personne en danger.  

Dans notre monde, le nombre de réfugiés explose et notre pays, la cinquième puissance économique mondiale, en accueille peu et mal. Le dernier rapport publié sur le sujet par le défenseur des droits, Jacques Toubon,  est accablant.


Cela n’empêche pas notre gouvernement de proclamer qu’il est le seul responsable de la mise en œuvre du droit d’asile en France. Trop souvent, les associations avec lesquelles ils sous traite cette responsabilité acceptent de jouer un rôle de « prestataires ». Moyennant quoi, les citoyens sont de fait empêchés d’exercer leur devoir d’hospitalité et leur responsabilité en matière d’assistance à personne en danger.


Et comme les contraintes budgétaires  et politiques  (renforcement de la xénophobie, progression du FN)  poussent à la baisse les budgets consacrés à l’accueil des demandeurs d’asile, les ressources réellement disponibles pour l’accompagnement administratif, l’hébergement, les allocations diverses, l’information, l’alphabétisation  et l’intégration des demandeurs d’asile sont cruellement insuffisants. Moins de la moitié se voient proposer une place en CADA (Centres d’Accueil pour Demandeurs d’Asile).


Nous croyons que l’intégration est aussi et peut être d’abord,  une affaire  de  citoyens.  Si nous n’accueillons pas, alors ceux qui arrivent sur notre sol n’ont d’autre ressource  que de rejoindre leurs frères ou leurs compatriotes  et après  nous dénoncerons les ghettos devenus impénétrables.


Notre république, nos  valeurs (fraternité, égalité, liberté), notre laïcité sont ce que nous avons de mieux à offrir. Nous sommes persuadés qu’il faut les réaffirmer.


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MOHAMED, SCHIRINE, JOHAN, KAWA >>> Haut de page

Syriens, Kurdes, Réfugiés

Nous sommes 4 Kurdes syriens et en 2011, (on parlait des printemps arabes),   le vent de liberté qui a soufflé sur notre pays nous a  remplis d’espoir. Nous l’avons activement soutenu et puis c’est la guerre et Daesh qui sont venus. 

Moi, Kawa j’ai 29 ans, j’étais maçon et maitre nageur. Parce que j’ai refusé de  servir dans l’armée d’Assad, j’ai été  emprisonné cinq fois. 

Moi, Mohamed (24 ans) j’étais cuisinier. Avec mon  frère Johan(14 ans), je me suis  réfugié en Irak dans le camp de Gomis. On était quarante mille dans  des tentes. J'y suis resté 3 ans. C’est là que j’ai rencontré Schirine  (16 ans) et on s’est mariés.

Et puis tous les quatre nous avons décidé de fuir la persécution et la guerre pour aller chercher refuge en France, le pays des droits de l’homme.  

En Turquie, nous avons  payé des passeurs pour traverser la mer Egée sur un canot pneumatique. Ensuite, depuis la Grèce,  un peu en train, beaucoup en bus et à pied, nous avons parcouru  la route des Balkans  et sommes arrivés à Lille. Là nous avons pris un train vers Brive  et sommes descendus à Juvisy en croyant que nous étions à Paris. Nous ne parlions et ne lisions que le kurde ou l’arabe et ça n’était pas facile de se diriger.

Nous avons passé une nuit dans la gare et une autre dans le parc de la mairie. Le troisième jour, nous avons été mis en contact avec un collectif pour l’accueil des réfugiés. Depuis le 13 Novembre 2015, nous sommes hébergés par  deux  familles françaises de Juvisy et passons le weekend  chez des compatriotes syriens.

Depuis la mi-juin, nous 3, Mohamed, Schirine et Johan sommes logés par l'association à Athis-Mons. L'ensemble des adhérents a équipé le logement et grâce à leur générosité, nous bénéficions de conditions de vie agréables. Nous apprécions d'autant plus que le bébé est arrivé, c'est une magnifique petite fille qui se porte bien comme la maman.

Toutefois, les démarches administratives demeurent un "parcours du combattant" malgré le soutien actif de l'association. Nous avons rendez-vous à l'OFPRA à la fin du mois d'octobre et nous espérons obtenir le statut de réfugiés rapidement.




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Etre réfugié, c'est souvent vivre dans une forêt de tentes.

Nous ne voulons pas. >>> Haut de page

que les ennemis des réfugiés et des demandeurs d'asile soient les seuls à en parler et à s'occuper d'eux.

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